Mise à jour : 19 décembre 2025 — Alors que 113 foyers de dermatose nodulaire ont été recensés en France et que plus de 3 300 bêtes ont été abattues, une question traverse le pays : comment en sommes-nous arrivés là ?
Depuis 2020, une fracture profonde s’est installée entre les citoyens, les professionnels de terrain et les institutions. La crise sanitaire liée au Covid-19 n’a pas seulement été une crise médicale. Elle a été une crise de confiance, une crise du débat, une crise de la parole autorisée.
Aujourd’hui, cette fracture ressurgit brutalement dans un autre secteur fondamental : l’agriculture française.
À l’heure du Mercosur, les manifestations d’éleveurs, les abattages massifs de troupeaux, les campagnes de vaccination animale imposées et la détresse psychologique des agriculteurs rappellent à beaucoup un sentiment déjà vécu : décisions descendantes, terrain ignoré, sanctions pour ceux qui questionnent.
Cet article ne cherche ni à provoquer, ni à accuser, ni à imposer une vérité. Il pose une question simple mais explosive :
Peut-on encore poser des questions sans être immédiatement disqualifié ?

La crise Covid : un précédent qui a tout changé
Entre 2020 et 2022, la gestion de la crise Covid a profondément modifié la relation entre l’État, la science et les citoyens. Ce qui s’est joué durant ces années dépasse largement le cadre sanitaire : c’est le contrat social lui-même qui a été ébranlé.
Les faits incontestables
Indépendamment de toute opinion sur le bien-fondé des mesures, certains faits sont établis :
- Confinements généralisés : trois confinements nationaux ont été décrétés entre mars 2020 et mai 2021
- Pass sanitaire puis pass vaccinal : conditionnant l’accès aux lieux publics, aux transports, à certains emplois
- Exclusions professionnelles : suspension sans solde de milliers de soignants non vaccinés
- Marginalisation de médecins : sanctions disciplinaires contre ceux exprimant des doutes publiquement
- Verrouillage médiatique : qualification systématique de toute critique comme « complotiste » ou « antivax »
Le débat verrouillé
Qu’on ait soutenu ou contesté ces mesures, un constat demeure : le débat a été verrouillé. Toute interrogation était assimilée à de la dangerosité sociale. Toute critique devenait suspecte. Toute nuance était perçue comme une menace pour la santé publique.
Ce précédent a laissé une trace durable dans la mémoire collective. Pour des millions de Français, la période Covid restera marquée par un sentiment d’impuissance face à des décisions perçues comme arbitraires, descendantes, et imperméables au dialogue.
👉 À lire aussi : Application de rencontre pour les personnes non-vaccinées contre le Covid — Comment la question vaccinale a redéfini les critères de compatibilité amoureuse.
Agriculture française : une nouvelle crise sanitaire, un vieux schéma
Depuis fin 2024, la France fait face à une résurgence de la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC). Cette maladie, apparue pour la première fois sur le sol français le 29 juin 2025 en Savoie, a déclenché une crise sanitaire et sociale majeure.
Qu’est-ce que la dermatose nodulaire contagieuse ?
📌 Faits scientifiques établis :
- Maladie virale affectant exclusivement les bovins
- Non transmissible à l’homme, ni par contact, ni par consommation de produits bovins
- Transmission par insectes piqueurs (mouches, moustiques)
- Symptômes : nodules cutanés, fièvre, lésions buccales, baisse de production laitière
- Taux de morbidité : 5 à 10% des cas
- Mortalité : généralement faible, mais pouvant atteindre des niveaux critiques dans les cas graves
👉 Source officielle : Ministère de l’Agriculture
Les chiffres de la crise (décembre 2025)
| Indicateur | Chiffre |
|---|---|
| Foyers détectés depuis juin 2025 | 113 foyers |
| Bêtes abattues | + de 3 300 |
| Cheptel français total | 16 millions de bovins |
| Bovins à vacciner (Sud-Ouest) | 750 000 |
| Départements concernés par la vaccination obligatoire | 10 départements |
| Actions de protestation recensées (17 déc.) | 80 actions |
| Manifestants mobilisés | 3 600 personnes |
Les mesures imposées par les autorités
Face aux foyers détectés, les autorités ont mis en place un protocole strict :
- Abattage total des troupeaux infectés : dès qu’un bovin est testé positif, l’intégralité du troupeau doit être abattue (réglementation européenne)
- Campagnes de vaccination massives : vaccination obligatoire dans les zones réglementées, intégralement prise en charge par l’État
- Restrictions de mouvements : interdiction de déplacer les bovins sauf dérogation
- Zones de surveillance : périmètre de 50 km autour de chaque foyer
Ces décisions, bien que légales et fondées sur un consensus scientifique européen, ont déclenché une colère massive chez les éleveurs.
Colère agricole : ce que disent réellement les éleveurs
Contrairement à la caricature médiatique qui les présente parfois comme des « anti-science », les agriculteurs mobilisés ne contestent pas la réalité de la maladie. Ils contestent la manière dont la réponse est appliquée.
Les griefs exprimés par les éleveurs
- Abattage intégral même avec peu de cas : un seul animal positif condamne tout le troupeau, parfois des centaines de bêtes saines
- Perte de patrimoine génétique irremplaçable : des lignées développées sur plusieurs générations, détruites en quelques heures
- Indemnisations lentes ou insuffisantes : délais administratifs face à des pertes immédiates
- Absence de concertation locale : décisions prises à Paris, appliquées sans dialogue avec le terrain
- Vaccination tardive : pourquoi ne pas avoir vacciné avant plutôt qu’abattre après ?
« On n’abat pas seulement les troupeaux, on abat toute l’agriculture française. »
— Jonathan Bouton, Confédération paysanne, 18 décembre 2025
La mobilisation : état des lieux
Depuis le 10 décembre 2025, la mobilisation n’a cessé de croître :
- Dimanche 15 déc. : 27 actions recensées
- Lundi 16 déc. : 45 actions
- Mardi 17 déc. : 75 actions
- Mercredi 18 déc. : 80 actions, 3 600 manifestants
- Jeudi 18 déc. : manifestation européenne à Bruxelles (7 300 manifestants, 1 000 tracteurs)
Les agriculteurs ont annoncé leur intention de maintenir les blocages pendant les fêtes si leurs revendications ne sont pas entendues.
👉 Source : France Info — 18 décembre 2025
Une mécanique déjà vue : quand le terrain est écrasé
Pour de nombreux citoyens, le parallèle avec la gestion du Covid est évident. Non pas sur le plan médical — les situations sont différentes — mais sur le plan de la méthode décisionnelle.
| Aspect | Crise Covid (2020-2022) | Crise agricole (2025) |
|---|---|---|
| Type de décisions | Centralisées (Conseil de défense) | Centralisées (Ministère + UE) |
| Communication | Verticale, « experts » médiatiques | Verticale, « experts » administratifs |
| Place du terrain | Marginalisée (soignants ignorés) | Marginalisée (éleveurs ignorés) |
| Réaction aux critiques | Disqualification (« complotistes ») | Disqualification (« anti-science ») |
| Sanctions | Suspensions, radiations médicales | Amendes, menaces de poursuites |
| Alternative proposée | Aucune débattue publiquement | Aucune débattue publiquement |
| Impact psychologique | Dépression, burn-out soignants | Dépression, suicides agricoles |
Ce n’est pas un hasard si les agriculteurs mobilisés utilisent parfois les mêmes mots que les opposants au pass sanitaire. Ce qui se joue ici dépasse le cadre agricole : c’est une crise de confiance systémique envers les institutions.
👉 À lire aussi : Rencontres entre éveillés : ce qui se passe vraiment quand tu refuses de faire le mouton
Denis Agret : le symbole d’une dissidence devenue taboue
Le docteur Denis Agret est devenu, malgré lui ou par choix selon les perspectives, une figure emblématique du droit de questionner la politique sanitaire.
Parcours d’un médecin controversé
Les faits :
- Médecin urgentiste diplômé de la faculté de médecine de Montpellier
- Figure des manifestations contre le pass sanitaire à Montpellier (2021)
- Avril 2022 : condamné à 3 ans d’interdiction d’exercer par l’Ordre des médecins d’Occitanie
- Octobre 2023 : réintégré après rejet de la décision par l’instance nationale
- Septembre 2024 : radiation définitive prononcée par la chambre disciplinaire nationale
- 1er janvier 2025 : entrée en vigueur de la radiation
Ce que son cas illustre
Que l’on partage ou non les positions de Denis Agret, une question demeure :
Pourquoi la dissidence médicale est-elle systématiquement disqualifiée plutôt que débattue ?
Dans le contexte agricole actuel, ses prises de parole trouvent un écho chez certains éleveurs qui reconnaissent une mécanique similaire à celle qu’ils vivent aujourd’hui :
- Décisions imposées sans dialogue
- Disqualification des voix discordantes
- Sanctions pour ceux qui refusent de se taire
- Absence d’espace pour le doute légitime
Position de Mad2Moi : Nous ne validons pas chaque déclaration de Denis Agret. Nous ne prenons pas position sur le fond de ses affirmations médicales. Nous défendons le droit de questionner sans être détruit professionnellement. La science progresse par le débat, pas par l’excommunication.
Vaccination animale : science, politique et perception
La vaccination animale n’est pas une nouveauté. Elle est pratiquée depuis des décennies contre de nombreuses maladies (fièvre aphteuse, grippe aviaire, etc.). Le débat n’est donc pas « pour ou contre la vaccination » mais sur les modalités de son application.
Ce qui pose question
- Vaccination imposée sans alternatives débattues : pourquoi pas d’abattage sélectif ? Pourquoi pas de quarantaine ?
- Communication verticale : les éleveurs apprennent les décisions par les médias, pas par concertation
- Absence de données terrain accessibles : combien de bêtes réellement malades par foyer ? Quel taux de mortalité effectif ?
- Confusion entre prévention et contrôle administratif : l’objectif est-il la santé animale ou le statut « indemne » pour l’export ?
- Timing de la vaccination : pourquoi des vaccins commandés en juillet ne sont-ils massivement déployés qu’en décembre ?
Les positions des syndicats
Fait notable : les syndicats agricoles eux-mêmes sont divisés sur la stratégie à adopter.
| Syndicat | Position sur l’abattage | Position sur la vaccination |
|---|---|---|
| FNSEA | Accepte le protocole européen | Favorable mais prudente (impact exports) |
| Coordination rurale | Oppose l’abattage systématique | Réclame vaccination généralisée nationale |
| Confédération paysanne | Oppose l’abattage systématique | Réclame vaccination élargie + fin abattage total |
| Syndicats Savoie/Haute-Savoie | Défendent le protocole actuel | Soutiennent la stratégie de l’État |
La science ne se renforce pas par l’autorité. Elle se renforce par la transparence et le débat ouvert.
Quand la défiance devient systémique
Le vrai danger n’est pas la critique. Le vrai danger n’est même pas le désaccord sur les mesures sanitaires. Le vrai danger est la perte de confiance généralisée dans les institutions.
Les symptômes d’une rupture
Lorsque les citoyens et les professionnels ont le sentiment :
- De ne plus être écoutés
- De ne plus être respectés
- De ne plus pouvoir refuser
- De ne plus pouvoir questionner
Alors le lien social se fissure.
Le cercle vicieux de la défiance
- Les institutions prennent des décisions sans concertation
- Le terrain se sent ignoré et proteste
- Les protestations sont qualifiées de « désinformation » ou d' »anti-science »
- La défiance augmente, alimentant parfois de vraies dérives
- Ces dérives sont utilisées pour disqualifier l’ensemble des critiques
- Le dialogue devient impossible
- Retour à l’étape 1, avec une défiance accrue
Ce cercle vicieux est observé depuis la crise Covid et se reproduit aujourd’hui dans le monde agricole.
👉 À lire aussi : Couple mixte vacciné/non-vacciné : comment naviguer les différences
Le facteur humain : l’angle toujours oublié
Dans les débats sur les protocoles sanitaires, un élément est systématiquement sous-évalué : l’impact humain.
Un troupeau n’est pas un stock. Un éleveur n’est pas une ligne Excel.
Les conséquences humaines de la crise
- Détresse psychologique : voir son troupeau abattu en quelques heures
- Dépression : perte du sens de son travail, sentiment d’impuissance
- Suicides agricoles : la France compte environ 1 suicide d’agriculteur tous les 2 jours
- Précarité économique : même avec indemnisations, reconstruction d’un cheptel = années de travail
- Isolement social : le monde rural est déjà touché par la désertification des services
« Ces vaches, c’est ma vie. Mon père les a sélectionnées, mon grand-père avant lui. En quelques heures, quarante ans de travail familial ont été détruits. »
— Témoignage anonyme d’un éleveur ariégeois, décembre 2025
La dimension émotionnelle ignorée
Les décideurs parlent de « dépeuplement » — terme technique qui masque la réalité : on parle d’abattre des centaines d’animaux avec lesquels l’éleveur vit quotidiennement depuis des années.
Cette dimension émotionnelle n’est pas « irrationnelle » — elle est humaine. L’ignorer, c’est garantir l’échec de toute politique publique qui nécessite l’adhésion du terrain.
Rencontre agriculteur : recréer du lien dans un monde fracturé
Dans ce contexte de crise, la solitude du monde agricole est un facteur aggravant souvent ignoré.
L’isolement comme facteur de vulnérabilité
Les agriculteurs travaillent souvent seuls ou en petites structures familiales. Leurs horaires (5h-22h, 7j/7 en période de vêlage) rendent les rencontres difficiles. La désertification rurale a supprimé les lieux de socialisation (cafés, commerces, services publics).
Résultat : face à une crise comme celle de la DNC, beaucoup se retrouvent seuls avec leur détresse.
Le lien social comme réponse
Créer du lien humain est aussi une réponse à la crise. Pas une solution miracle, mais un rempart contre l’isolement qui aggrave tout le reste.
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Les vraies questions (impossibles à censurer)
Mad2Moi pose ces questions, calmement, sans accusation, sans intention malveillante. Ce sont des questions légitimes que tout citoyen peut poser dans une démocratie :
Sur la gestion sanitaire
- Où sont les données complètes accessibles au public sur les foyers, les taux de mortalité réels, l’efficacité des mesures ?
- Pourquoi aucune alternative à l’abattage total n’est-elle publiquement débattue ?
- Pourquoi la vaccination massive n’a-t-elle pas été déployée avant que la crise ne s’embrase ?
- Qui assume la responsabilité des conséquences humaines (suicides, détresse, ruines économiques) ?
Sur la méthode décisionnelle
- Pourquoi les éleveurs ne sont-ils pas associés aux décisions qui les concernent directement ?
- Pourquoi le doute est-il diabolisé plutôt qu’intégré à la réflexion ?
- Pourquoi les syndicats sont-ils divisés si la stratégie est si évidente ?
- Pourquoi certains départements (Savoie) ont-ils réussi à contenir l’épidémie sans les blocages actuels ?
Sur la confiance
- Comment reconstruire la confiance après des années de décisions perçues comme autoritaires ?
- Pourquoi le gouvernement annonce-t-il un « parlement du sanitaire » en janvier… après avoir pris les décisions contestées ?
Ces questions ne sont pas des accusations. Ce sont des demandes de transparence. Toute tentative de les censurer ou de les disqualifier ne ferait qu’alimenter la défiance qu’elles expriment.
Position officielle Mad2Moi
Pour éviter toute ambiguïté, voici la position claire et assumée de Mad2Moi sur ce sujet :
Ce que Mad2Moi NE défend PAS
- ❌ La haine ou la violence envers quiconque
- ❌ La désinformation ou les théories sans fondement
- ❌ Le refus de toute mesure sanitaire par principe
- ❌ Les accusations d’intention malveillante non prouvées
- ❌ L’idée que « ils veulent nous tuer » ou équivalent
Ce que Mad2Moi DÉFEND
- ✅ La liberté de questionner sans être disqualifié
- ✅ La dignité des professionnels du terrain (soignants, agriculteurs, etc.)
- ✅ Le respect du dialogue avant les décisions
- ✅ La transparence des données et des processus décisionnels
- ✅ Le droit de critiquer les méthodes sans nier la science
- ✅ La prise en compte de l’humain dans les politiques sanitaires
Cette position est compatible avec le respect de la science et des institutions. Elle est même nécessaire au bon fonctionnement d’une démocratie.
Ce qui est en jeu dépasse une crise
Ce n’est pas un combat « pro » contre « anti ». Ce n’est pas une bataille entre « ceux qui croient à la science » et « les complotistes ». C’est un combat pour le droit au débat démocratique.
Quand questionner devient interdit, quand douter devient suspect, quand critiquer devient dangereux :
- Ce n’est plus la science qui progresse
- Ce n’est plus la démocratie qui fonctionne
- C’est la défiance qui s’installe
Et une fois installée, cette défiance est extraordinairement difficile à dissiper.
L’enjeu de long terme
Les crises sanitaires reviendront. Humaines ou animales. La question n’est pas « si » mais « quand ». La manière dont nous gérons celles-ci déterminera notre capacité à gérer les prochaines.
Si chaque crise laisse derrière elle une population plus défiante, plus divisée, plus hermétique aux messages institutionnels, alors nous construisons collectivement les conditions d’une catastrophe future.
Conclusion : Que pouvons-nous faire ?
À titre individuel et collectif, quelques pistes :
- Refuser les simplifications : ni « tous coupables » ni « tous innocents »
- Écouter avant de juger : comprendre pourquoi des éleveurs risquent tout pour bloquer une autoroute
- Exiger la transparence : données publiques, processus décisionnels clairs
- Soutenir le lien social : contre l’isolement qui aggrave toutes les crises
- Défendre le droit de questionner : même (surtout) quand les questions dérangent
La démocratie ne se protège pas en faisant taire les voix discordantes. Elle se protège en leur donnant un espace pour s’exprimer, être entendues, et contribuer au débat.
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